
Certaines copies ne violent aucun droit privatif. Rien n'est déposé, la forme n'est pas reprise à l'identique, et pourtant le résultat est là : un concurrent avance sur vos codes, votre univers, votre discours, parfois votre fichier clients.
La concurrence déloyale sanctionne un comportement fautif, pas l'atteinte à un titre. Imitation créant un risque de confusion, dénigrement, désorganisation d'une entreprise, débauchage massif de salariés.
Le parasitisme vise autre chose : se placer dans le sillage d'un autre pour profiter sans bourse délier de sa notoriété et de ses investissements. Il n'exige ni confusion, ni situation de concurrence directe.
Ces fondements se cumulent souvent avec la contrefaçon. Un dossier solide les articule, il n'en choisit pas un au hasard.
- Constitution du dossier. La faute se démontre par des faits datés : captures, catalogues comparés, chronologie de vos investissements, témoignages de clients qui se sont trompés.
- Imitation et risque de confusion. Codes couleurs, packaging, agencement de boutique, ligne éditoriale, nom de gamme. C'est l'impression d'ensemble qui compte, pas le détail pris isolément.
- Parasitisme. Reprise d'un concept, d'un lancement, d'une campagne ou d'un savoir-faire. Il faut chiffrer ce que la copie a économisé, c'est là que se joue l'indemnisation.
- Départs de salariés et fichiers. Débauchage, détournement de clientèle, emport de fichiers. Ce contentieux se prépare vite, la preuve disparaît en quelques semaines.
- Suites. Mise en demeure, référé quand le trouble est manifeste, action au fond, dommages et intérêts et publication de la décision.
La preuve se constitue avant tout autre geste. Un premier échange suffit pour savoir par où commencer.
Ce qu'on nous demande avant de commencer.
Souvent oui. La concurrence déloyale et le parasitisme ne supposent aucun titre. Le dossier repose alors entièrement sur la preuve des faits et sur la chronologie de vos investissements.
C'est le cas typique du parasitisme. On ne compare pas les éléments un par un, on démontre la reprise d'un ensemble et l'économie réalisée sur vos investissements. Le chiffrage se prépare dès la constitution du dossier.
Oui, à condition d'invoquer des faits distincts. La contrefaçon sanctionne l'atteinte au titre, la concurrence déloyale un comportement fautif qui va au delà. Présentés comme un simple doublon, les deux se neutralisent.

